Des centaines de ruines, presque toutes ouvertes

Treize pages de ce site parlent de vignoble et quatre de châteaux, sans qu'aucune n'explique ce qui rend ces derniers particuliers. Le versant oriental des Vosges concentre pourtant l'une des plus fortes densités de sites castraux médiévaux d'Europe, la plupart en ruine et presque tous accessibles.

Pourquoi le plus connu ne ressemble pas aux autres

Le Haut-Koenigsbourg a été relevé au début du vingtième siècle, sous Guillaume II, par un architecte spécialiste des fortifications médiévales. Cette reconstruction, discutée dès l'époque parce qu'elle interprète autant qu'elle restaure, explique son aspect complet et meublé, unique dans la région. Les autres sites sont restés des ruines, et c'est là leur intérêt : on y lit la structure défensive à nu, le donjon, la basse-cour, les fossés taillés dans la roche.

Le grès rose raconte l'histoire du bâtiment

La couleur des murs vient de la pierre locale, extraite au pied même des sites. Ce grès se travaille bien et s'érode aussi facilement, ce qui explique l'état très inégal des vestiges d'un château à l'autre, parfois à quelques kilomètres de distance.

On y monte à pied, par des sentiers balisés

Le réseau de sentiers du Club vosgien, association fondée en 1872, relie l'essentiel de ces sites depuis les villages de la plaine. Son balisage par figures géométriques colorées est le même sur des milliers de kilomètres, ce qui rend un itinéraire lisible sans connaissance préalable. Les randonnées les plus courtes demandent moins d'une heure de montée.

Libre d'accès signifie sans protection

La plupart de ces ruines n'ont ni billetterie, ni horaire, ni gardien. Cela veut aussi dire qu'aucun garde-corps ne borde une plateforme sommitale, que des maçonneries sont instables et que rien n'est éclairé. La prudence remplace la signalisation, en particulier avec des enfants et par temps humide, le grès devenant glissant.

La saison change tout

En été, la forêt qui couvre ces versants tient au frais mais masque les panoramas. À la fin de l'automne et en hiver, les arbres dégagés rendent enfin visible ce que ces positions surveillaient, à condition de composer avec des sentiers gelés.

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